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Le Journal d'Alain Dumait » Archive pourfévrier 2006

La droite ferait bien de prendre Ségolène Royal très au sérieux

Il se dit que Ségolène Royal est conseillée  par Christophe Lambert, Président de Publicis Conseil et auteur à succès de l’ouvrage « La société de la peur », paru chez Plon au mois d’août dernier. L’auteur s’interroge sur le processus qui a fait basculer la société française, en moins de trente ans, de l’espoir à la peur. Ses réflexions inspirent la candidate socialiste. S’il en était besoin, on en a eu la preuve, le 2 février dernier, dans le quotidien britannique « Financial Times ». La dame de Niort y déclarait un soutien total à la ligne politique de Tony Blair, abhorré par les dirigeants du PS (à l’exception de Jean-Marie Bokel dont la motion, au congrès du Parti socialiste du Mans, le 22 novembre dernier, n’a pas réussi à atteindre la barre de 1 % des suffrages). Le … Lire tout l'article »

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On ouvre des brèches pour ne pas faire les réformes

A droite, on entend actuellement toutes sortes de points de vue sur les nouveaux contrats de travail présentés par le Premier ministre Dominique de Villepin comme autant de progrès et de solutions pour résoudre le problème lancinant du chômage et en particulier celui des jeunes, domaine où l’impéritie de notre politique publique depuis au moins trente ans nous vaut une peu enviable lanterne rouge en Europe. Le gouvernement a tout d’abord inventé le Contrat nouvelle embauche (CNE) réservé aux PME employant 20 salariés au plus. S’agissant d’entreprises où les syndicats sont à peu près inexistants, la levée de boucliers fut très limitée. En outre, le CNE afficha rapidement de bons résultats, puisqu’on estime aujourd’hui que plus de 200 000 contrats de ce type ont été signés depuis le mois d’août, sans qu’il soit possible de faire la … Lire tout l'article »

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OPA de Mittal sur Arcelor

Arcelor est certainement l’une des entreprises les plus emblématiques du capitalisme à la française. D’abord parce qu’avec son siège à Luxembourg, ses usines dans 60 pays, elle est le fruit d’une sorte de Meccano, qui aboutit, en 2002, à la fusion entre un groupe espagnol, un groupe belgo-luxembourgeois et un groupe français, Usinor, lui-même reconstruit à partir des dépouilles du groupe éponyme, acculé quelques années plus tôt à la faillite, mais redressé à coups de subventions publiques. Pendant deux ans, Arcelor fut le numéro un mondial. Cocorico ! Avec un peu de ressources propres et beaucoup de crédits, Arcelor faisait son marché, rachetant ici ou là des aciéries en difficulté et acceptant de surpayer pour s’ouvrir des marchés, comme le mois dernier encore, pour mettre la main sur le canadien Dofasco. À cette occasion, les analystes financiers faisaient remarquer que le groupe européen acceptait … Lire tout l'article »

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