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Le sort de la Guadeloupe nous pend au nez !

 

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Consacrant, sur ce blog, l’essentiel de mes réflexions à la crise économique mondiale, je n’avais pas l’intention de commenter les événements de la Guadeloupe, jusqu’au moment où j’ai lu « dans le texte » (<http://www.lesechos.fr/medias/2009/0302//300333554.pdf>) « l’accord régional interprofessionnel sur les salaires en Guadeloupe ».

Celui ci est dénommé « accord Jacques Bino », du nom de ce militant communiste de 45 ans, abattu à un barrage par un voyou, obéissant aux consignes du LKP, dont l’animateur porte-parole, Elie Domota, est aussi le secrétaire général de l’UGTG, syndicat gauchiste et indépendantiste… Ca commence bien !

On connaît le contenu de l’accord : 200€ de plus par mois pour tous les salariés dont le salaire horaire de base est égal ou inférieur à 1,4 fois le SMIC. (+6% entre 1,4 et 1,6 fois le Smic ; +3% au delà de 1,6 fois le SMIC)

On sait que L’Etat en paye la moitié pendant 36 mois, par l’intermédiaire d’un dispositif qu’il invente, « dénommé « Revenu supplémentaire temporaire d’activité », qui anticipe sur le RSA, qui ne sera en place qu’au 1er janvier 2011.

Les collectivités (c’est à dire la région et le département, qui se superposent là-bas depuis 2003 (ce qui permet de multiplier les mandats d’élus locaux et les indemnités qui vont avec…) prenant en charge 50€ pendant 12 mois, pour les entreprises de moins de 100 salariés.

On a compris que « l’accord » a été signé par des organisations d’employeurs qui avaient le revolver sur la tempe, et accepté après coup par le Medef, qui ne pouvait pas faire autrement. Et on a vu que, sans attendre, les entreprises qui refuseraient de l’appliquer seraient l’objet de représailles de la part de la branche armée de l’UKP…

Mais le plus invraisemblable est le texte du préambule de cet « accord », façon Déclaration de 1789 : « considérant que la situation actuelle résulte de la pérennisation du modèle de l’économie de plantation ; considérant que cette économie s’appuie sur des rentes de situation de monopole, des abus de position dominante… ; considérant la nécessité de faire tomber ces obstacles en instaurant un ordre économique nouveau… »

Et ce texte aux accents révolutionnaires a été signé « en présence » d’un préfet de la République et de quatre hauts fonctionnaires, directeurs du travail. On croit rêver ! On se demande si ces personnages ne pourraient pas relever d’une Haute Cour, pour collusion avec des insurgés armés et preneurs d’otages…

En attendant la Martinique est à feu et à sang. La Réunion suit le mouvement. Comme en Guadeloupe, le désordre est orchestré par des syndicalistes fonctionnaires qui ne courent aucun risque, en tout cas pas de leur employeur. Et déjà, en Métropole, des mouvements identiques apparaissent – selon les rapports des préfets – sur la base de la même réclamation d’une augmentation de 200€ par mois.

Je dois dire qu’à partir du moment où ce gouvernement a décidé d’accorder une « prime d’intéressement » (sic) aux preneurs d’otages de la SNCF, il n’y a aucune raison pour que tout un chacun  n’en demande pas autant…

On me dira : « y avait-il une alternative à cette capitulation en rase campagne ? »

Peut-être que non… Car c’est la suite logique des épisodes précédents… Et depuis longtemps… Là-bas, comme ici, d’ailleurs.

On peut toujours déplorer les excès de la redistribution et de l’assistanat. Mais c’est évidemment la redistribution et l’assistanat eux-mêmes qu’il faut dénoncer.

Ils sont contraires à la morale et à la dignité humaine.

Comme il est écrit dans la bible « qui sème le vent récolte la tempête »…

Et Saint Paul affirmait déjà : « celui qui ne travaille pas, qu’il ne mange pas ! »

La compassion (et la soi disante « aide sociale ») ne devrait relever que de la libre philanthropie.

Ce n’est pas le 26 février 2009, à Pointe-à-Pitre, qu’il eut fallu être plus ferme. C’est bien avant ! Et pas seulement en Guadeloupe, mais en France métropolitaine même.

L’Etat providence nous perdra. Seule sa faillite nous sauvera…


La citation du jour : « Les individus sont sortis de l’état sauvage, les nations y sont restées ». Alexandre Vinet. 

 

 

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