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Le Journal d'Alain Dumait » France » On n'a pas besoin de "bad banks", mais de bonnes banques…

On n'a pas besoin de "bad banks", mais de bonnes banques…

parachute-doreePour repartir d’un bon pied, en investissant à nouveau, les agents économiques doivent d’abord reconstituer des marges de manœuvre. Que ce soit les ménages, les entreprises ou l’Etat. Et c’est ce qu’ils font tous. Sauf l’Etat…

Il faudrait qu’il réduise ses dépenses et comble ses déficits. Il fait l’inverse.

Il faudrait qu’il encourage les entreprises nouvelles, les petites et les moyennes. Il préfère s’appuyer sur les grands groupes en fin de course. Pourtant, l’une des leçons de la crise, c’est que les grands groupes constituent, par leur seule taille, un risque grave pour les contribuables. 

Voyez les banques. En France, il y en a 450. Elles sont de plus en plus grosses et de moins en moins nombreuses. Ce qui est malsain. Une dizaine posent des problèmes, pour avoir accumuler des créances toxiques. 440 autres n’en posent aucun. Il fallait laisser tomber les premières, les laisser aller se déclarer en cessation des paiements (comme madame Michu, la boulangère du coin de la rue) et laisser les autres se répartir les éléments viables de leurs fonds de commerce. Ce qu’aurait fait n’importe quel administrateur judiciaire désigné par le Tribunal de commerce. 

On n’a pas besoin de « bad banks », mais de bonnes banques…

Cela eut été conforme à la morale et à l’orthodoxie de la vie des affaires. Mais évidemment contraire aux lois non écrites mais supérieures qui lient entre eux les membres de la nomenclature endogène…

Il faudrait encourager l’épargne, et non pas la décourager en la surtaxant. Et lui permettre de s’investir directement dans les PME. Plutôt que de compter sur les banques, dont ce n’est d’ailleurs pas le métier. 

Le bouclier fiscal – dispositif médiocre, mis en place faute de faire disparaître le funeste ISF – démontre qu’il est possible de freiner l’émigration pour cause de prélèvement fiscal excessif. On pourrait l’étendre. Y inclure non seulement les taxes locales de la résidence principale, mais aussi les autres. Revoir le plafond… Sinon, attention : le trajet Paris-Bruxelles en Thalys va passer de 1:22 à 1:12 … En tout cas surtaxer les hauts revenus sera peut être toujours aussi social, mais de moins en moins efficace.

Le gouvernement enregistre quand même une bonne nouvelle pour lui : le succès du nouveau statut de l’entrepreneur individuel. Ce qui démontre que la simplification est une autre recette de la prospérité. Il devrait annoncer un doublement des plafonds. Car ce sont les nouveaux entrepreneurs qui relèveront ce pays. Et non pas les banques pourries, avec à leur tête des banquiers pourris, qui s’accrochent leurs stocks options puants…

Citation du jour : »Vous ne pouvez donner de l’argent aux uns qu’en le prenant aux autres ! (Frédéric Bastiat) »

 

 

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3 réponses pour "On n'a pas besoin de "bad banks", mais de bonnes banques…"

  1. doucet dit :

    comme c’est vrai !!!!!
    mais j’ai parfois l’impression que le bon sens est mort en France
    Sainte misère :-((

  2. Doris dit :

    Pourquoi marcher avec ses deux pieds si on peut continuer son chemin sur la tête! Cela arrange toujours les mêmes, les gros profiteurs des petits!

    Comment se faire écouter quand on dit la vérité? Elle ne passe nulle part! Alors, les 4 …….

  3. JPL dit :

    A propos des monstres en tout genre je voudrais faire quelques remarques.

    Comment se constituent-ils ? J’ai travaillé dans une multinationale et il n’y avait pas de cesse de devoir absorber un voisin ce que l’on appelle « croissance externe ». Bien, mais dans cette chasse il y a, me semble-t-il, une chose qu’il faudrait ne pas autoriser c’est la fusion/absorbtion par simple échange de titres c’est à dire sans sortir de cash; en effet cette méthode est sans fin, permet au passage de valoriser ponctuellement les stocks-options de quelques dirigeants (dans le passé peu de salariés avaient accès aux stocks options, c’était réservé à cette caste de dirigeants dont ignorait d’où ils venaient et comment ils étaient parvenus là). Ce type de fusion, à mon sens se fait toujours au détriment du petit actionnaire et des salariés en entraînant le plus souvent , après coup, une dévaluation de l’entreprise et de nombreuses suppressions d’emplois. Je n’ai rien contre la recherche d’une croissance externe, ce qui est sain, mais ce qui m’interroge, dans ce cas, c’est l’absence de sortie de cash, c’est à dire une acquisition sans effort une sorte de cavalerie ou tromperie. J’aimerais avoir le point de vues d’un financier libéral sur ce point, comment interpréter sur un plan économique le résultat de telles pratiques (ce qu’on voit, ce qu’on ne voit pas).

    Voici un tout autre exemple et sujet relatif à la constitution, à la mode, de monstres comme les hôpitaux publics. Pour s’y faire soigner il faut s’y prendre plusieurs mois à l’avance, quand on vous donne rendez-vous, vous avez souvent plusieurs heures d’attente. Il y a un monde invraisemblable traînant dans les couloirs. Bref c’est le foutoir et on se moque du client, c’est inacceptable ! Il faut vraiment s’armer de courage pour y aller, sauf si vous avez un « piston ». A quand le retour vers des structures publiques à taille humaine et plus conviviales. Les cliniques si on les laisse survivre, dans un Etat quasi marxiste comme le nôtre, ont un bel avenir.

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