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Le Journal d'Alain Dumait » En librairie/au cinéma, France » Nicolas Lecaussin défend le capitalisme contre l’étatisme immoral.

Nicolas Lecaussin défend le capitalisme contre l’étatisme immoral.

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Les ouvrages qui défendent le capitalisme ne sont pas si fréquents. C’est une première bonne raison de saluer l’ouvrage que Nicolas Lecaussin publie cette semaine chez First Editions, sous le titre « Au secours, ils veulent la peau du capitalisme (Petites leçons sur l’économie de marché à l’usage de ses détracteurs) » (*).

L’histoire du capitalisme coïncide avec celle du développement économique, tant il est vrai que, depuis toujours, un couple de forces antagonistes est à l’œuvre, d’une part la liberté féconde, qui permet le progrès ; et d’autre part le despotisme cruel, qui renvoie l’homme aux ténèbres. Aucun autre système n’a le moindre succès à son actif, aucun, et en particulier aucune forme de socialisme…

La crise économique actuelle ne doit donc pas nous faire oublier ce que nous devons au capitalisme : tout. Et ce que l’étatisme nous doit : 50% de la richesse que nous produisons et qu’il nous confisque.

Aucune des critiques adressées au capitalisme n’est pertinente. Pas plus celles qui portent sur les inégalités (beaucoup plus fortes dans les pays non-capitalistes), que celles qui concernent la soi- disant dérégulation (qui est en fait une mauvaise et inefficace et excessive réglementation). Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas toutes sortes de problèmes graves en système capitaliste, notamment par rapport à l’environnement. Ou du point de vue de la corruption. Personne n’a jamais prétendu que le capitalisme était parfait !… Mais ces problèmes réels sont plutôt accrus qu’améliorés par l’intervention de l’Etat, Ne serait-ce qu’en déresponsabilisant les citoyens .

Finalement ce qui marche le moins bien dans le capitalisme, c’est la part où celui-ci partage la décision avec l’Etat, voire même lui abandonne le pouvoir.

Lecaussin prend à juste titre l’exemple de l’agriculture, secteur qui en France est privé, mais « administré » à 99%.

Il parle aussi fort bien de la monnaie, et il rappelle que des économistes comme Milton Friedman et Friedrich Hayek considéraient qu’elle ne devrait pas être dans le champ politique.

Sur ce point, il nous semble que l’auteur est encore bien trop indulgent : c’est parce que la monnaie est progressivement et complètement sortie du champ du capitalisme, pour relever de celui du dirigisme monopoleur, qu’une bulle a pu se former, dont l’éclatement n’est en rien de la responsabilité des entrepreneurs.

(*) 220 pages, 15,90€

Citation du jour : « Qu’est-ce que la richesse ? Elle provient du travail, de l’épargne et de la prévoyance. Ce sont ces qualités qu’il faut maintenant exalter pour mettre les gens en face de leurs responsabilités » (Frédéric Bastiat).

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