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Note de lecture. « Le père de famille, le trader et l’expert », par Marc de Scitivaux.

Marc de Scitivaux, qui doit avoir 65 ans, est un économiste complet, à savoir : formation universitaire, la banque, la bourse, les services financiers, les études, la création d’entreprises et l’investissement direct dans celles-ci, le conseil stratégique, les interventions médiatiques. Et, en juin dernier, un petit livre très roboratif : « Le père de famille, le trader et l’expert ».

Il s’agit, en 120 pages (qui se lisent en deux heures) d’un exposé complet sur les origines de la présente crise économique. Mais ce n’est pas pour autant un réquisitoire, pour la bonne raison que, selon l’auteur, tout le monde est au moins un peu coupable ! Non seulement les traders et plus généralement les banquiers, y compris les dirigeants des banques centrales, mais aussi les experts presque toujours stipendiés (sauf Marc…), Et même les pères de famille, les plus modestes épargnants, qui, influencés par des discours fallacieux, se sont imaginé qu’on pouvait sans prendre de risque obtenir des rendements faramineux sur de l’épargne familiale.

Et c’est vrai que face à une telle situation, tout le monde a quelque chose à se reprocher, certains pour avoir menti, d’autres pour y avoir cru, certains experts pour ne rien avoir vu venir, et d’autres, plus lucides (comme Marc…) Pour ne pas avoir su se faire mieux entendre….

A la fin de son petit livre, Marc de Scitivaux revient sur l’un des principaux fondements du capitalisme, c’est-à-dire la relation entre le risque et le profit. Or, à l’occasion de ces événements, on a vu des grandes banques, qui avaient pris des risques inconsidérés, être sauvées par les modestes contribuables, mais continuer sans vergogne à se faire attribuer bonus et  stock-options. Si les dirigeants des banques étaient responsables sur leurs biens propres, prendraient-ils les mêmes risques ? Non, bien sûr ! Donc, le statut de sociétés en commandite serait mieux adapté pour elles que celui de société anonyme.

Évidemment, imposer un tel statut à une catégorie particulière d’entreprises ne serait pas simple. À commencer par des problèmes de délimitations.

Personnellement je pense qu’il serait plus simple, plus honnête et surtout plus moral de n’accorder la garantie des contribuables à personne. Et de prévenir solennellement les ba

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