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Le Journal d'Alain Dumait » A la une, budget de l'Etat, France » Monsieur Sarkozy : sur les déficits, arrêtez d’enfumer les Français !

Monsieur Sarkozy : sur les déficits, arrêtez d’enfumer les Français !

L’augmentation du niveau des déficits, exprimé en part du PIB dans la zone euro, en 2009 par rapport à celui de 2008, a plus que triplé en l’espace d’un an (+ 215%) ! D’après les statistiques officielles européennes.

Si c’était de la bonne gestion économique, même les marchés financiers s’en réjouiraient. Mais comme cela relève, au contraire, du suicide économique collectif, les cloches se mettent à sonner le tocsin !

La situation de la France est singulière en ce qu’elle a abordé la crise financière avec  au passif de son bilan 35 années successives de déficit budgétaire ! Et un poids record de la sphère publique… Le gouvernement est donc dans l’obligation de faire des réformes dans l’urgence. Et de réduire la voilure de l’intervention de l’Etat, au profit de la concurrence, après avoir clamé sa toute confiance en l’Etat providence («nous défendrons le modèle social français que le monde entier nous envie»…)

Le retour aux réalités semblera brutal à certains. Assurément il le sera, pour tout le monde. Mais nos lecteurs nous accorderons que nous avons toujours dénoncé l’excès de la dépense publique comme étant la racine du mal français. C’est même la raison d’être de notre association «Contribuables Associés».

Le jeudi 20 mai, le président de la République, à l’occasion d’une conférence sur les déficits publics, a déclaré être prêt à reformer la Constitution afin de faire obligation   au prochain gouvernement de programmer une réduction de la dette publique et de s’y tenir. A noter : l’Allemagne, plus vertueuse, a inscrit dans sa loi fondamentale l’interdiction des déficits publics…

Arrêtez d’enfumer les Français ! Commencez tout de suite à faire des économies. En donnant personnellement l’exemple. Délinquance, immigration, fraudes à l’assurance-maladie :  ce sont trois exemples de gisements d’économies importantes possibles. Car  c’est du coté des dépenses, et non pas des recettes, qu’il faut porter le fer.

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