Articles

Le Journal d'Alain Dumait » France, Monde » Démocratie directe. Les Suisses ont rejeté la fable socialiste des «impôts équitables»

Démocratie directe. Les Suisses ont rejeté la fable socialiste des «impôts équitables»

L’initiative du premier parti politique suisse, le populiste UDC, portant sur le renvoi des délinquants étrangers, a été adoptée avec 53% des suffrages exprimés le dimanche 28 novembre 2010, tandis qu’un contre-projet à l’eau de rose présenté par la gouvernement était rejeté par 54% des électeurs. Une «votation» qui intervient un an après le coup de tonnerre provoqué par le succès de l’initiative anti-minarets, adoptée avec 58% des voix.

Mais, ce 28 novembre 2010, une autre initiative était présenté au peuple par le parti socialiste, dite pour des «impôts équitables», et consistant à obliger les cantons à pratiquer un  taux marginal d’impôt sue le revenu au moins égal à 22%, et de 0,5% pour l’impôt sur la fortune.

Proposition rejetée à 59%. Et même à près de 80% dans les cantons les plus directement concernés (Nidwald, Zoug, Obwald…)

Conclusion : les Suisses ne  veulent pas lâcher la souveraineté de leurs cantons en matière d’impôts. Car ils savent que c’est la seule façon de pouvoir faire pression efficacement pour la modération fiscale.

Avec la démocratie directe, les Suisses ont le pouvoir de limiter le laxisme de leurs élus.

C’est pourquoi notre association, Contribuables Associés, s’engage résolument pour la démocratie directe appliquée à la France. Et en fera, au cours des prochains mois le thème principal de ses campagnes.

Partagez cet article sur vos réseaux sociaux

Classé dans : France, Monde · Tags:

Une réponse pour "Démocratie directe. Les Suisses ont rejeté la fable socialiste des «impôts équitables»"

  1. Joannis dit :

    Le lien entre la dépense publique et le choix des élus ne parait pas sauter aux yeux de nos concitoyens et ceci à juste raison car la couleur politique n’a pas beaucoup d’influence sur le niveau des dépenses, parceque les dépenses ne sont pas contrôlées par des organismes indépendants, la Cour des Comptes elle-même n’a pas le moindre pouvoir, parce qu’un nombre important de nos concitoyens ne paie pas d’impôts en raison de faible revenu et s’imagine compenser cette pauvreté en faisant payer les plus riches, enfin le pays est depuis de longue date totalement accroc à la dépense publique et incapable de s’en défaire. C’est la raison pour laquelle je ne crois pas que la démocratie directe ait chez nous une grande influence sur ces dépenses tant qu’on ne demandera pas à au moins 3/4 de nos concitoyens de participer à la dépense publique même modestement et qu’on ne réduira pas le nombre de nos fonctionnaires premiers bénéficiaires de ces dépenses. Difficile pourtant de toucher à ce nombre, toutes les familles françaises ont au moins un fonctionnaire parmi elles avec son lot de « privilèges » dont la sécurité de l’emploi, luxe suprême de notre époque tourmentée. Comment porter atteinte à cet élément perçu comme stabilisateur.

Laissez une réponse