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Mitterrand : une victoire qui se paye encore, 30 ans après !

La victoire de l’Union de la gauche, emmenée par l’énigmatique François Mitterrand, a coûté cher à la France. Combien ? Trois dévaluations du franc (octobre 1981, juin 1982, mars 1983) et 25% de dévalorisation de notre monnaie par rapport à l’Allemagne au cours du 1er Septennat. Au delà, soyons juste, malgré le Système monétaire européen, l’ECU puis l’euro, cette perte de compétitivité s’est poursuivie, jusqu’aujourd’hui…

Ce fut le prix de réformes qui toutes ont accru les charges des entreprises et réduit le pouvoir d’achat des Français : lois Auroux (aboutissant à la mise à disposition de salariés au service des syndicats politisés, cadeau au parti communiste…) ; les 39 heures, avant les 35… ; les nationalisations… ; la retraite à 60 ans…,.

Sur les 30 dernières années, la gauche a été au pouvoir pendant 15 ans (1981-1986, 1988-1993, 1997-2002. Elle est donc responsable, au moins, de la moitié du funeste bilan de cette période, avec un «avantage» (négatif) puisque son discours est résolument étatiste et interventionniste.

La droite a-t-elle fait mieux ? Franchement, à peine…

Les mitterrandistes labellisés – en tête desquels François Hollande – veulent se souvenir d’un président «européen», celui du traité de Maastricht et de l’euro. Encore aurait-il fallu tirer toutes les conséquences de cette union monétaire, en prenant des mesures pour porter au moins au niveau des Allemands la compétitivité de l’économie française. Ce qui voulait dire baisser des dépenses publiques de 150 milliards  d’Euros. Ce qui n’a pas été fait, par personne…

Aujourd’hui, la France est entrée en période électorale. Tous les candidats proposent de nouvelles dépenses. C’est à dire l’inverse de ce qu’il est urgent de faire.

Dans les sondages, la gauche semble devoir l’emporter. Peut-être que l’histoire, qui a souvent de l’humour, veut laisser à un président de gauche, élu en 2012, le soin de démanteler l’Etat providence en faillite, renforcé  en 1981.

Et peut-être que ce gouvernement de gauche, tel ceux de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal, sous nos yeux, saura accepter la réalité. Comme François MItterrand en 1983, après deux années de dogmatisme…

A noter: quand il arrive au pouvoir en 1981, François Mitterrand trouve une dette publique qui représente 22% du  PIB. C’est 85% aujourd’hui. Nos enfants et nos petits enfants peuvent lui dire «merci». Mais soyons justes : c’était 59% en 2002, 64% en 2007…

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