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La droite avait 11 sénateurs sur 12 en 1986…

Elections sénatoriales à Paris (25 septembre 2011).

Electeurs inscrits : 2406

Abstentions : 12

votants : 2394

blancs ou nuls : 27

Suffrages exprimés : 2367

Liste d’union de la gauche : 1449 voix, et 8 élus.

UMP : 542 voix, et 2 élus.

UMP dissident (Pierre Charon) : 189 et un élu

Nouveau Centre (Yves Pozzo di Borgo) : 181 voix et un élu

Liste indépendante d’entente à droite (Alain Dumait): 6 voix, pas d’élu.

Paris pour la France : 0 voix.

Sur le scrutin à Paris, plusieurs remarques.

1ère remarque :

si la droite avait été unie, comme la gauche l’a été, elle aurait eu 5 élus…

2ème remarque :

Si notre Liste indépendante d’entente à droite ne s’était pas présentée, et si les 6 voix que nous avons obtenues étaient allées pour une part à l’UMP (liste Jouanno/Dominati), toutes choses égales par ailleurs, en application du mode de scrutin (proportionnelle à la plus forte moyenne), la liste UMP aurait eu 3 élus au lieu de 2. En effet, avec 544 voix au lieu de 542, l’UMP aurait eu ce 3ème siège avec une moyenne supérieure au score de la liste NC

Pozzo nous «doit» donc peut-être son siège renouvelé, tandis que Mme Catherine

Dumas peut considérer que nous sommes la cause de son non-renouvellement…

Or il se trouve que nous avons de la considération et de la sympathie pour M. Pozzo di Borgo…

3ème remarque :

la liste présentée – à la dernière minute – par M. Serge Federbusch fait au final 0 voix… Je crois que c’est la première fois qu’une liste fasse zéro.

4ème remarque :

Notre liste d’entente à droite, soutenue par le Front National, fait évidemment un score très modeste.

Mais il faut tenir compte du fait qu’elle s’engageait sans aucun grand électeur désigné.

Et il s’avère que ces grands électeurs sont un peu comme des huitres sauvages accrochées sur un rocher : difficile de les décoller (sauf avec un marteau et un burin…)

Car les grands électeurs de Paris – et c’est nouveau – sont, dans une grande proportion, des apparatchiks (collaborateurs d’élus, assistants…). Et non plus, comme autrefois (avant l’hyper-professionnalisation de la vie politique), choisis parmi les notables.

5ème remarque :

Pour la gauche, l’Union paye. Aucune liste de division, même de la part de l’extrême gauche. L’alliance Mélenchon/communistes était représentée par Mme Borvo (élue) et M. Pierre Laurent, n° 1 du PCF, figurant en 9ème position, qui se retrouve donc 1er suppléant. Et a de bonnes chances de siéger un jour au Palais du Luxembourg.

Conclusion :

La droite paye ses divisions.

A Paris comme ailleurs l’avenir est à «L’entente à droite»

Au plan national, la gauche est aux portes de la présidence du Sénat (1ère fois depuis 1968).

L’enjeu de 2012 devient institutionnel : la gauche, si elle arrivait au pouvoir, pourrait changer la Constitution, ce que François Mitterrand n’avait jamais pu faire…

Nous sommes en route pour la sixième République.

Celle-ci aura pour mode de scrutin la proportionnelle intégrale (exigence des communistes et des Verts)

Le Front National deviendra le premier parti de la droite.

Le refus obstiné de «L’entente à droite» par la fausse droite oligarchique aura mené à ce désastre. Pour la droite, mais surtout pour la France !

Gloire à nos grands présidents : Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, et Nicolas Sarkozy, le plus glorieux de tous !

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5 réponses pour "La droite avait 11 sénateurs sur 12 en 1986…"

  1. MARTOIA dit :

    c’est au fond une très bonne nouvelle que la gauche s’empare du sénat car il faut que la « fausse droite » meure pour que naisse une alternance en France avec un Tea party. Grâce à l’action du président de la République, la décomposition de l’UMP est en très bonne voie. Nous aurons François Hollande à sa place en 2012. La gauche qui aura une majorité absolue dans le pays à tous les échelons administratifs, devra officialiser l’abandon de l’Etat Providence. C’est une très bonne chose que l’idéologie dominante dans le pays soit confrontée à la dure réalité du monde qui avance beaucoup plus vite que nous. Quant aux militants de l’UMP, il ne leur restera plus qu’à rejoindre les rangs du parti socialiste qui est après tout leur maison d’attache. Pour les quelques lucides, ils feront le saut salutaire en adhérant à un tea party. Le Front National n’offre pas de solution économique réaliste à la faillite de l’Etat Providence. Ce n’est pas en s’enfermant dans le noir que l’on réglera nos immenses problèmes accumulés depuis 1945 avec la mise en place de la sécurité sociale et du régime de retraite par répartition qui est une pyramide de Ponzi. L’Union Soviétique a duré soixante douze ans (1917-1989) Le régime communiste français a soixante-six ans (1945-2011) Ses jours sont désormais comptés.

  2. Gilles dit :

    Ce cher Martoia a bien évidemment raison sur toute la ligne. J’ai honteusement pompé son commentaire sur ma page Facebook. Oui, vraiment, c’est cela…le communisme va prendre fin. Mais j’ai peur des mouvements des abonnés au système qui vont perdre privilèges, rentes, allocas etc etc…

  3. Bedel dit :

    Il faut aller au peuple et mettre en placa le référendum d’initiative populaire.

    Le salut viendra du peuple et non pas de cette oligarchie qui, depuis 40 ans, détruit notre nation à son profit. Il faut nettoyer les écuries d’Augias, vite !

  4. […] Alain Dumait : 6 voix qui coûtent un siège à l’UMP Le Salon Beige , le 26 septembre 2011   Lui même commente son score : […]

  5. dissident dit :

    je suis un peu decu de votre score mr Dumait car vous avez les bons fondamentaux , national et liberal mais les elus parisiens restent autistes et votent umps gare au reveil devant les realites !
    bravo en tout cas pour avoir presente une liste d entente a droite

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