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Un sommet européen qui va nous couter cher, «en dernier ressort» !…

Comme dit l’adage, l’argent public finit toujours dans des poches privées. Et l’argent public, toujours, est pris dans des poches privées…

Nous le répétons depuis plus de 10 ans : les dettes publiques sont des impôts reportés.

Quand des Etats empruntent à 30 voire 50 ans, ces impots seront à payer par nos enfants ou nos petits enfants. Quand un Etat emprunte à 6 mois, l’impôt à payer par les contribuables n’est reporté que d’un semestre sur l’autre…

Quand un Etat ne peut plus honorer ses échéances de remboursement d’emprunt, il a le devoir de se déclarer en cessation des paiements (ce que les autres pays de la zone euro ont cru, à tort, devoir empêcher).

Deux solutions devraient alors pouvoir s’offrir à lui : faire défaut, et c’est la faillite. Présenter un plan de remboursement échelonné, avec abandon partiel et volontaire des créanciers, et ce serait alors un plan de redressement. Comme pour une entreprise en difficulté, qui va se déclarer au Tribunal de commerce.

Plutôt que de chercher à créer un FMI européen, dont le FESF serait l’embryon, l’Union européenne ferait mieux de mettre au point un tribunal de commerce européen !

Encore faudrait-il que les Etats – Grèce comprise – acceptent l’idée de rembourser leurs dettes. On attend encore le premier chef d’Etat qui prendra un tel engagement, qui est pourtant le seul que le marché veut entendre !

Faute d’être d’accord pour rembourser, les chefs d’Etats européens sont à la recherche d’usines à gaz qui fonctionneraient à l’eau (gratuitement) et qui produirait de la confiance, et donc un peu de répit.

Mais une telle machine, pour des raisons qui tiennent à des lois économiques élémentaires (bon sens) ne peut pas exister, ou en tout cas fonctionner.

La seule chose qui peut fonctionner, hélas ! c’est que le contribuable soit mis encore à contribution, car si les banques d’émission (BCE) prétendent être des prêteurs «en dernier ressort», quand celles-ci ont besoin de la garantie des Etats (Washington, Berlin, Paris…), ce sont évidement les contribuables qui deviennent des payeurs, «en dernier ressort».

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2 réponses pour "Un sommet européen qui va nous couter cher, «en dernier ressort» !…"

  1. MARTOIA dit :

    Les marchés ne croient plus à un énième plan de sauvetage de la Grèce ou de l’euro. Les seuls à persister dans l’erreur sont le gouvernement français, le gouverneur de la Banque de France et bien sûr les banquiers français. (voir la traduction d’un article du Wall Street Journal sur le site de Claude Reichman).

    Le F.E.S.F. est une usine à gaz comme toutes les autres inventées par les technocrates. Le bons sens voudrait que l’on abandonne les Grecs à leur sort alors qu’ils refusent toujours de se réformer. C’est contraire à la loi de la nature. On ne peut pas transformer du jour au lendemain une cigale en une fourmi ! Mais les dirigeants européens constructivistes ne veulent pas admettre cette vérité.

    Les marchés savent que la décision ultime sera prise à Berlin et non pas à Paris. Quand les Allemands comprendront que cela ne sert à rien de remplir le tonneau grec des Danaïdes, l’euro aura vécu. Mieux vaut tard que jamais, dit le proverbe encore que jamais n’est plus d’actualité.

    Certains dirigeants européens ne veulent pas faire les réformes indispensables pour restaurer la compétitivité de leur économie car cela passe inévitablement par la fin de l’État-providence dans une compétition mondiale acharnée menée par la Chine. Ils n’ont voulu que gagner du temps en espérant une miraculeuse reprise de la croissance.

    Le modèle n’est pas l’Allemagne comme le croient les Français mais plutôt l’Irlande. Regardez les chiffres publiés par la CNUCED, une bureaucratie onusienne peu susceptible d’être l’antienne d’un libéralisme débridé. (Confer l’article de Paul Hannon sur le site de Claude Reichman) L’Irlande a attiré plus d’investissements (30 milliards d’euros) que l’Allemagne (6.6 milliards d’euros) et la France (14 milliards d’euros) réunies au cours du premier semestre 2011. Pourquoi ? Tout simplement à cause de son faible taux de 12.5% de l’impôt sur les sociétés. Quand l’Irlande a eu son arrêt cardiaque en 2008 en raison de la cupidité de ses banquiers, les vampires français et allemands ont voulu l’achever en lui imposant une saignée. Paris voulait mettre fin au dumping social de l’Irlande. Les Irlandais n’ont pas cédé à leurs injonctions. On voit aujourd’hui le résultat. Le tigre celtique renaît de ses cendres alors que les deux vieilles économies continentales ravagées par le socialisme s’enfoncent dans une croissance zéro. Amen !

  2. goufio dit :

    Vous pouvez citer le nom du vampire publique français qui voulait voir le taux d’IS irlandais s’élever vers le nôtre. Il s’agit de Mme LAGARDE, c’elle qui vantait en même temps la qualité de nos amortisseurs sociaux qui nous pemrettaient de traverser la crise sans encombre, sans regarder le coût se répercutant en dette publique. Qu’elle médiocrité ! Serait-elle propulseée grâce à sa grande « compétence » vers la direction du FMI! faut dire que de juin 2005 à juin 2011 elle a traversé trois ministères où elle n’a été qu’apprentie, elle doit toujours être apprentie en matière économique et financière puisque ces deux matières ne font pas partie de sa formation.CQFD
    Au fait ne serait-elle pas seule dans ce cas? Et au cas où les autres n’auraient pas de compétence en ces matières, ils seraient secondés par des technocrates-énarques ou équivalents qui ont mis notre pays et les autres dans cet/ces états de mort économique.
    Albert Eisntein ne disait-il pas : »Un problème créé ne peut être résolu en réfléchissant de la même manière qu’il a été créé ».

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