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Le marché libre : pour sortir de la crise financière mondiale.

La découverte la plus extraordinaire de la science économique est sans conteste possible celle de la fixation des prix sur des marchés libres. Sans experts. Sans commissaire au peuple.

Tous les économistes dignes de ce nom n’ont eu ensuite, après Adam Smith, qu’à faire la démonstration, au cas par cas, de la supériorité de cette cette libre fixation par rapport à tout autre mode administré.

Il faut aller en Corée du Nord pour trouver des soi-disants économistes contestant cette supériorité.

Partout ailleurs on l’admet. Plus ou moins…

Et on l’étend à toute la sphère économique, ou pas…

C’est ainsi que la fixation autoritaire des salaires est devenue anachronique. Sauf en France.

Mais beaucoup d’autres prix, pour être vrais et efficaces, doivent aussi être librement déterminés par les marchés. Exemple des taux d’intérêt. Et, à cet égard, les choses ont régressé. D’où la crise actuelle.

On a d’abord prétendu que les taux à court terme pouvaient être manipulés, par les banques centrales, pour qu’ils soient plus bas. En affirmant que les taux longs échapperaient à cette manipulation.

Jusqu’au jour où les banques centrales se mirent, sur ordre, à racheter de la dette long terme des Etats impécunieux. Manipulant alors, directement, tous les taux.

Au point qu’il n’est plus possible de savoir aujourd’hui ce que seraient des taux libres et justes. Tout en sachant qu’ils seraient plus efficients. Qu’ils auraient sans doute dissuadés des endettements excessifs et des investissements inconsidérés (sans rentabilité).

Car les salaires, les taux d’intérêt, sont des prix comme les autres.

La monnaie est aussi une marchandise. Elle existait avant les Etats. Depuis les premiers échanges, apparus avec le néolithique. Elle fait partie intégrante du système des prix.

Quand elle est sélectionnée librement, quand sa valeur est fixée par le marché, son utilité est plus grande que lorsqu’elle est administrée, fut-ce par une armée d’experts.

Or la longue histoire des faits économiques a sans conteste possible sélectionné l’or métal pour être cette monnaie universelle nécessaire à une époque de libre-échange international.

Ce qui veut dire que l’on a absolument pas besoin de quelque banque centrale que ce soit pour fixer les taux auxquels cette monnaie (ou les certificats qui en tiendraient lieu) devrait s’échanger et se prêter.

Pour avoir un système monétaire et financier international efficace, il faut et il suffit de supprimer les banques centrales, ainsi que l’euro et les autres monnaies nationales (sauf à ce qu’elles soient rattachées à l’or), et laisser faire le marché libre.

Sans doute une telle révolution cybernétique se traduirait par la faillite de la quasi totalité des débiteurs, publics pour l’essentiel. Mais qui peut douter que ce sera finalement leur sort ? Que leur dit d’autre à l’oreille, tous les jours, ce qui reste de marchés libres, si ce n’est cette maxime que des esclaves romains soufflaient déjà aux généraux vainqueurs : memento mori ?

Sans doute un tel changement de paradigme entrainerait des changements considérables. En tête desquels, forcément, l’écroulement de l’Etat providence.

Mais ce serait aussi la fin de la crise. Et le point de départ d’une longue et durable prospérité.

S’accrocher aujourd’hui à l’euro, au dollar, aux banques centrales, aux Etats, revient à rester à bord du Titanic. En attendant leurs misérables et inefficaces bouées de sauvetage.

PS. Une seule question se pose encore : est-il possible de rétablir le marché libre des taux et de la monnaie dans un seul pays ? ( Faute de pouvoir le faire globalement, dans un nouveau Bretton Woods). Probablement. En commençant par lever tout obstacle à la monétisation de l’or…

Sur la géniale découverte du marché libre, voir (en vo/st) : <http://www.dtom.fr/archives/milton-friedman-le-marche-libre/ >

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Une réponse pour "Le marché libre : pour sortir de la crise financière mondiale."

  1. […] La monnaie est aussi une marchandise. Elle existait avant les Etats. Depuis les premiers échanges, apparus avec le néolithique. Elle fait partie intégrante du système des prix. […]

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