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Le pouvoir occulte de la CGT, bras armé du PCF

La CGT est et a toujours été le paravent du parti communiste. Ce fut vrai à toutes les étapes de son histoire. Pas une initiative, une décision stratégique qui n’ait été auparavant approuvé par le parti.

C’est donc au travers de cette réalité qu’il faut examiner la force de la CGT en France.

J’entends encore M. Jean-Baptiste Doumeng, appelé «le milliardaire rouge» – qui, à Paris, à l’hôtel, ne descendait qu’au Plaza – qu’on interrogeait à la télévision – ce devait être en 1986 – sur le  déclin du Parti communiste, dont il était membre, répondre avec son accent rocailleux de la Haute-Garonne : «un parti qui tient les ports, les transports publics, la presse, la distribution de l’énergie… n’est certainement pas un parti déclinant ! ». Ce qui voulait dire, en clair, que toute la puissante du PCF n’était pas dans ses scores électoraux, mais dans le fonds de commerce de la CGT.

Ce patrimoine s’est constitué, pour l’essentiel, à l’occasion de chacun des épisodes de participation du Parti à des gouvernements d’Union de la gauche. Les élus du personnel  et les comités d’entreprise en 1936 ; le statut des entreprises publics en 1945, avec les comités centraux, comme à EDF, les monopoles d’embauche dans les ports et les imprimerie de presse…; les lois Auroux en 1981, avec quelques milliers de permanents  supplémentaires.

Et en 2012 ? Qui ne voit que le bras de fer actuel entre le PC et le PS, qui s’est traduit ces dernières semaines par une mise en minorité du gouvernement au Sénat, a justement pour cause cette négociation sur de nouveaux avantages accordés aux syndicats, qui d’ailleurs figurent explicitement dans les propositions du rapport Gallois (postes d’administrateurs, présidences des comités d’entreprise…)

Quant à la droite, elle a toujours entretenu l’illusion qu’un accord était possible avec la CGT. Rêve toujours démenti par la réalité. Car la CGT est génétiquement anti-capitaliste. Adepte de la violence révolutionnaire.

Notre « Dossier du Cri » est un constat, accablant.

A ceux qui pourraient nous reprocher de ne rien proposer, rappelons que nous militons (et pétitionnons) pour que soit supprimées toutes subventions aux syndicats. Comme aux partis politiques. Comme aux associations. Comme aux entreprises !…

Car on ne peut être à la fois stipendié et libre !

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