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Adieu, Christian Godefroy !

Ce matin du jeudi 22 novembre 2012 XdM me demande si je suis au courant de ton décès…

Je vais aux nouvelles.

Quelqu’un me souffle que ce pourrait encore être une de tes inoubliables «accroches»…

Mais l’information semble exacte : Christian Godefroy est bien mort d’une crise cardiaque samedi dernier 17 novembre. Il venait d’avoir 64 ans.

Je me souviens de toutes nos rencontres (une dizaine).

  • La première fois, tu venais de Suisse, où tu t’étais installé après 1981 (avec ta deuxième épouse, Stéphanie, ancienne journaliste à RTL, qui était Suissesse). Tu es venu me voir, débarquant du train, à mon bureau, 42 rue des Jeuneurs à Paris-2ème. Tu étais curieux de voir à quoi ressemblait l’éditeur de la publication confidentielle, «La Lettre A». Et comme tu avais reçu la lettre de vente de cette publication, tu avais des conseils à donner à l’éditeur.

Car tu étais, à juste titre, considéré comme l’un des papes européens du marketing direct (MD).

  • Nous sommes venus te voir dans ton chalet à Villars-sur-Ollon puis dans ta maison au bord du lac au Portugal, où tu passais la moitié de tes journées sur une planche à voile.
  • Et puis, en 1995 je crois, tu m’as soufflé l’idée d’une publication grand public sur la santé naturelle. J’ai trouvé un auteur remarquable (Michel Dogna), avec l’aide de l’éditeur de celui-ci (Guy Trédaniel). J’ai imaginé une publication sans publicité et 100% indépendante. J’ai ajouté mon expérience journalistique à mes modestes connaissances en MD, que je te devais, pour l’essentiel. Et ce fut, en moins de 10 ans, un succès exceptionnel. Je sais que tu étais heureux de cette réussite.

Je ne connaissais pas tous tes talents. Je n’étais pas présent sur place – tu m’avais pourtant invité – quand il t’arriva de mettre 3 000 personnes réunies dans la grande salle du Palais du Congrès sous hypnose !

Et je ne t’avais pas revu depuis que tu étais allé t’installer au Portugal avec ta nouvelle compagne, Emilia.

Nous sommes quelques centaines, et sans doute des milliers, à te devoir beaucoup. Tu fus un créateur d’emplois et un éveilleur de talents.

Ton perfectionnisme – qui, à la fin de ta vie t’amena à restaurer des objets anciens – était légendaire.

Tu savais vendre. Mais ce n’était jamais du vent.

Tu étais quelqu’un, qui déjà me manque.

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