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En route vers la défaite des socialistes en 2014 !

Parmi la quinzaine de mesures annoncées le 28 mars par le Président de la République, la seule qui relevait de sa fonction – la seule que personne d’autre que lui ne pouvait assumer, pour en porter historiquement la lourde responsabilité – est évidemment celle qui concerne le déficit des finances publiques, qui, en 2013, ne sera donc pas limité à 3% du PIB, comme cela avait été promis-juré, notamment aux gnomes de Bruxelles.

Certes, le terrain avait été préparé médiatiquement. Personne n’y croyait plus vraiment. Mais cette décision officielle, de laisser filer la dette publique, est lourde de conséquences.

Selon l’INSEE, la dette de la France vient de passer la barre des 90% de son PIB. En route allègrement vers les 100% !…Le Gouvernement disait vouloir limiter le solde global négatif à 60 milliards d’€. En route, à toute vitesse, vers les 100 milliards !… Ce qui signifie que plus de 6% des dépenses publiques sont financées par de la dette. C’est même plus de 20% pour le seul budget de l’Etat !…Pendant la crise, le laxisme continue. Tant pis pour les générations futures.

Encore, si ce «lâcher d’eau» s’inscrivait dans un plan de réformes des structures de l’économie, et de la sphère publique pour commencer… Si le retour à l’équilibre des comptes sociaux était érigé en dogme impératif, avec les décisions fermes qui s’imposent, aussi bien pour l’assurance chômage, les retraites (des fonctionnaires, d’abord), l’assurance maladie, les hôpitaux, les collectivités locales… Si le énième plan de simplification annoncé devait porter sur le code des impôts et celui du travail…

A propos de simplification, on aura remarqué que ce nouvel objectif (?) est annoncé en même temps que dix autres décisions, toutes porteuses de complexité, de paperasse et de bureaucratie. Car comment taxer les entreprises qui versent en salaires à leurs dirigeants plus d’un million d’€ par an, comment «moduler» les allocations familiales, comment «catégoriser» les allocations chômage, «réorienter» les crédits à la formation professionnelle, sans multiplier les formulaires et les contrôles ? Comme si la complexité (et l’inégalité) n’était pas consubstantielle à l’économie administrée, qu’elle soit de type socialiste ou soviétique.

Ensuite, François Hollande semble découvrir les vertus d’une plus grande centralisation des achats publics. On pense aux plans quinquennaux de feu l’URSS. Quand le Gosplan  parlait de vérité des prix et de rationalisation des achats de tracteurs pour les sovkhozes…

Les propos du chef de l’Etat n’étaient vraiment pas du tout à la hauteur de la situation. Qui se caractérise d’une part par un horizon de sortie de crise qui s’éloigne de jour en jour, au plan mondial, du fait du traitement inapproprié constitué par la création monétaire à tout va, fondamentalement destructrice d’épargne, instaurant des taux d’intérêt irréalistes ; et, d’autre part, par une relégation permanente de l’économie française vers le bas du tableau de la compétitivité mondiale.

Comme cette prestation était délibérée, que rien ne l’imposait, on est obligé de se poser la question de savoir s’il est lui même «à la hauteur». Les Français, à commencer par ses électeurs du 6 mai 2012, apporteront la réponse les 9 et 16 mars prochain à l’occasion des élections municipales.

Au plan politique le même scénario qu’au début des années 80 est en marche : 1981, 1983…2012, 2014…

Non pas que François Hollande ait reproduit la politique volontariste de François Mitterrand. En 1981 la France avait encore quelques réserves. Entretemps la dette publique a été multipliée par cinq ! Celui-ci annonçait «une ère nouvelle». Celui-là est bien obligé de jouer «petits bras».

Mais, au plan politique, le résultat et le tempo de celui-ci est à peu près le même : le désenchantement de ses troupes. Et, au-delà des 100 000 adhérents du PS (moitié moins qu’il y a deux ans), de toutes ses courroies de transmission associatives syndicales et mutualistes (toutes subventionnées, souvent par des collectivités de droite…), ce qui fait que le PS disparait littéralement de nos écrans électoraux (hier dans la 2ème circonscription de l’Oise, demain à Paris, avec NKM déjà dans la roue de Mme Hidalgo…), c’est l’évaporation de sa base sociale.

Car si les médias parisiens dominants font les victoires de la gauche (1981…2012…), c’est le peuple, dans ses profondeurs, qui toujours met fin à ces happenings (1983…2014…)

Ce qui ne veut pas dire que la droite, elle-même tétanisée par les bobos des médias saura en profiter. Mais c’est une autre histoire…

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