Articles

Le Journal d'Alain Dumait » A la une, France » Le parti du Café du commerce

Le parti du Café du commerce

Dans les années 1980 – en fait jusqu’à sa mort, le 17 avril 1986 – le vieux Dassault, Marcel , tenait dans son journal «Jours de France», une rubrique hebdomadaire intitulée «Le Café du Commerce», du nom de cet établissement éponyme du 15ème arrondissement de Paris où il lui était arrivé d’écrire (lui-même) ses textes. Et, pour accroitre la diffusion de sa pensée, il s’offrait régulièrement des pleines pages de pub dans des journaux comme «Le Monde» ou «L’Humanité», ce qui arrondissait les fins de mois de ces entreprises, et faisait bien sourire le tout-Paris. Car l’avionneur milliardaire, qui disait de lui qu’il était «une midinette», faisait dialoguer des gens du peuple sur des sujets divers, politiques ou de société. Textes qui nous paraitraient aujourd’hui bien anodin…

Mais que dit-on vraiment aujourd’hui «au Café du commerce» ?

Ce dimanche 20 juillet 2014, Paul et Jacques évoquent les manifestations interdites à Paris et à Sarcelles, qui ont fait des blessés et beaucoup  de dégâts matériels, devantures de magasins, voitures brulées et mobiliers urbains.

– Paul : «le gouvernement a bien fait d’interdire ces manifestations. Nous sommes en France, pas à Gaza ou à Tel-Aviv ! Mais il aurait du prévoir les violences et mobiliser davantage de CRS et de gardes mobiles !» Fallait pas hésiter !

– Jacques : «et bien moi, vois-tu, j’aurai laissé faire ! Que les partisans en France du Hamas ou d’Israel se foutent sur la gueule, ça m’indiffère !»

  • Paul (qui veut avoir le dernier mot) : «mais le gouvernement nous doit d’assurer la sécurité de tous, partout !»
  • «Tout ça, c’est à cause de l’immigration ! reprend Jacques. Comme ces jeunes Algériens sont de moins en moins bien intégrés, toutes les occasions sont bonnes pour eux de bruler des drapeaux, français ou israéliens».
  • Pierre se mêle à la conversation. «On a été trop laxiste. Il aurait fallu limiter l’immigration. Depuis longtemps. Je me demande si aujourd’hui ce n’est pas trop tard…».
  • Paul reprend la parole : « il faut dire qu’on a tout raté depuis trente ans. L’argent qu’on distribue dans les quartiers «sensibles» aboutit dans les poches des voyous, et les subventions aux associations vont directement dans celles des grands frères, parents des premiers. Il faudrait arrêter tout ça «.
  • Jacques : «et pas que ça : les subventions à la culture, c’est n’importe quoi ! Et même la politique du logement social, c’est toujours pour permettre aux élus de favoriser leurs petits copains.  Mais ça n’a jamais fait avancer le shmilblick…»
  • Pierre : « mais vous avez déja vu des politiques publiques aboutir à améliorer quelque situation que ce soir ? A coup de subventions ? L’emploi, l’environnement, la santé, la prévoyance… ? Dès que l’Etat s’en mêle, c’est la catastrophe !»
  • Paul : «il faut bien qu’il s’occupe de l’économie ! »
  • Pierre : « c’est ce qu’il fait de pire : il prend à tous, pour donner à quelques-uns, qui sont dés filous, et partent avec les sous ! De toute façon, au gouvernement, ils n’ont jamais géré un bistrot ! Ils nous disent ce qu’il faudrait faire, mais ils n’ont jamais rien fait eux-mêmes !»

– Louis s’approche : « messieurs, je vous écoute depuis quelque temps, et il me semble que vous oubliez la dimension internationale des choses. Le gouvernement ne peut pas faire ce qu’il veut ! Il y a Bruxelles ; l’ONU ; l’opinion internationale. Et les médias…»

  • Pierre n’est pas d’accord : «moi, je n’ai pas voté pour l’Europe ou pour les Nations Unies ! J’ai voté pour François Hollande ! «
  • Jacques : « et moi j’ai voté pour Sarkozy ! Lui, il savait y faire !»
  • Paul : « Mais tout ce que nous dénonçons, tous les trois, depuis, un quart d’heure, c’est sa faute ! Et sinon, il n’avait qu’à renverser la vapeur ! C’est un peu facile de dire maintenant qu’il faut tout changer ! »
  • Jacques : « reconnaissons quand même que Hollande est encore pire ! Il ne sort que des banalités…»
  • Paul : « revenons à nos moutons : il y a trop d’étrangers. Et ils ne veulent plus s’intégrer ! Bientôt, ils constitueront la majorité de la population. Et même des électeurs, surtout si les socialistes arrivent à faire passer leur loi sur le droit de vote des étrangers. Il faut s’organiser et se mobiliser, sinon, on va à la catastrophe !»
  • Jacques : «tu t’imagines que Marine Le Pen va nous sortir de là ?»
  • Paul : «mais elle est pour la politique dite de la ville, les subventions aux associations-bidons, le logement social, et le statu qui dans la fonction publique…»
  • – Pierre : «l’important, c’est l’immigration. On veut pas que la population de la France soit remplacée par une autre ! Et on nous a jamais demandé notre avis !…»

Paul, Jacques et Pierre (et Louis) ne sont jamais d’accord. Mais la France qu’ils aiment, c’est pas celle des manifestants de Barbès et de Sarcelles…

 

 

Partagez cet article sur vos réseaux sociaux

Classé dans : A la une, France · Tags:

Laissez une réponse