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Pour une bonne gouvernance de la France : plutôt François Fillon.

Quelques jours avant le 23 avril 2017, 1er tour de l’élection présidentielle, quatre candidats seraient, selon les sondages, dans une quasi égalité d’intentions de vote. 
Cette situation inédite n’est évidement pas de nature à renforcer l’autorité de celui qui sortira vainqueur le 7 mai. Et laisse craindre les 11 et 18 juin, après les élections législatives suivantes, une Chambre des députés sans majorité claire.
Tout se passe comme si, depuis 30 ans, chaque nouvelle élection présidentielle était le fruit d’un débat de plus en plus médiocre, avec, en conséquence, la désignation d’un chef d’Etat dont l’autorité est plus faible, sa vision plus courte…
Remarquons d’ailleurs que la plupart des réformes constitutionnelles et, plus largement, celles qui ont modifié le fonctionnement de la vie politique – lois électorales, statut des élus… – ont toutes été les fruits de circonstances, et non pas dictées par la raison et des principes solidement établis. La liste est longue :
  • au dernier moment, juste avant de publier le texte de la Constitution de la Vème République, le général de Gaulle fait aux chefs des partis politiques de la IVème une concession funeste : il accepte le principe d’élections à deux tours pour toutes les consultations alors qu’il était personnellement partisan d’élections à un tour, comme en Grande Bretagne ou aux Etats-Unis.
  • Après l’attentat du Petit-Clamart, le général décide de l’élection du président de la République au suffrage universel. Dont l’origine est donc circonstancielle…
  • En 1975 une loi inspirée par Edgar Faure, alors président de l’Assemblée, retour d’un voyage d’étude aux Etats-Unis, instaure la création d’assistants parlementaires rémunérés sur les crédits de la Chambre. Une nouvelle filière d’ascension politique est ouverte. Fillon, Hamon ou Valls en sont issus…
  • Fin 2000, le premier ministre Jospin, qui se prépare à affronter le président Jacques Chirac en 2002, impose la réforme du quinquennat. Origine circonstancielle…
Comme un arbre se juge à ses fruits, c’est finalement la démocratie, telle qu’elle se pratique, chez nous et ailleurs, qui est remise en cause, dans l’esprit de beaucoup de personnes raisonnables. 
En effet, si le concept de démocratie est désormais nécessairement associé, dans une sorte de doxa, à l’égalitarisme et à la redistribution, le même mot, qui renvoyait jusque-là à la notion de liberté, renvoie aujourd’hui à une variante doucereuse du communisme. 
Il est frappant, dans cette campagne électorale, de constater que 10 candidats sur 11 disent vouloir encore plus d’égalité et de redistribution, tandis que le onzième, François Fillon, fait remarquer qu’il faudrait peut-être, avant ça, songer à rétablir l’équilibre des comptes publics… Mais personne n’ose dénoncer l’égalitarisme et le redistributionnisme en tant que tels, bille en tête ! Pour des raisons morales : au nom des droits sacrés des individus dont découle le droit de propriété absolu. 
Non, messieurs, vous n’avaient pas le droit de disposer de nos revenus et de nos patrimoines comme bon vous semble !
L’égalité, c’est le viol ! La redistribution, c’est le vol !
Mais que faire dans ces conditions de son bulletin de vote ? (En tout cas pour ceux qui ne sont pas découragés d’aller voter, car il y a de quoi…)
Je propose aux lecteurs de ce bulletin de privilégier le critère de la bonne gouvernance. J’appelle bien gouvernés les pays dont les citoyens, dans la paix civile, ont vu leurs revenus augmenter plus vite que les autres. On pense à la Norvège, à la Suisse, à l’Australie, au Danemark ou à la Suède . 
Et ensuite, je me demande quel candidat est susceptible de mettre la France sur le chemin d’une telle bonne gouvernance.
La réponse est évidemment François Fillon, plutôt que tout autre !
Plusieurs de ses propositions vont dans le bon sens. Sur la réforme du droit du travail. Une fiscalité moins confiscatoire. Un contrôle renforcé de l’immigration. Légère réduction des effectifs des fonctions publiques. Favoriser l’autonomie des établissements scolaires. Tolérance zéro en matière de délits et d’incivilités…
Je suis de ceux qui pensent que sur plusieurs de ces points, comme sur d’autres, il pouvait aller plus loin, et alors donner plus de cohérence à son programme, plus de vision à son projet : afficher un vrai programme de réduction de la sphère publique, avec des privatisations et des décentralisations, en application du principe de subsidiarité. Poser le principe d’une plus grande autonomie des collectivités locales, non seulement en matière de dépenses, mais aussi de ressources…
Et je n’oublie pas que dans la période 2007-2012, quand il était Premier ministre de Nicolas Sarkozy, il était, des deux, le plus ferme, le plus lucide  et le plus constant.
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