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Sécurité intérieure : les politiciens doivent des comptes aux Français

Nous ne sommes plus en sécurité nulle part. Le terrorisme islamiste peut faucher chacun d’entre nous à tout moment. Et le phénomène semble en progression.

Aucune solution collective ne pourra être trouvée sans une analyse lucide de sa nature, de son origine et du processus qui a mené à cette situation.

Aujourd’hui, il n’y a de terrorisme international qu’islamiste, c’est à dire ayant l’Islam pour origine. Or l’histoire nous enseigne que, dans un pays, le pluralisme religieux est toujours difficile. Et sans doute plus encore dans un pays dont les règles laïques sont parfaitement contraires aux fondements d’une de ces religions.

S’agissant de la France, cette cohabitation paisible était récente. L’Islam arrive en masse à la fin des années soixante. Il concernerait aujourd’hui de l’ordre de cinq millions de pratiquants et le double en comptant les non- pratiquants.

Les démographes, spécialistes des projections statistiques, nous indiquent qu’aux alentours de 2050 notre pays sera à majorité arabo-africaine.

Est-ce souhaitable ? Cette évolution sera-t-elle favorable à la paix et à la sécurité intérieure ? On peut estimer que non… Il doit être permis de le penser et de le dire… On voudrait  pouvoir désigner des élus qui soient de cet avis… On apprécierait même d’être consultés sur les choix qui induisent cette évolution, et, éventuellement choisir d’en faire d’autres, pour stabiliser au moins cette immigration, en fermant les robinets…

Toute l’histoire contemporaine du Moyen-Orient confirme là-bas l’impossible cohabitation religieuse autrement que sous le joug d’un pouvoir absolu, issu d’un clan, d’une famille ou d’une tribut.

Toutes les tentatives d’introduction d’un système démocratique parlementaire – toutes suggérées par l’occident, d’ailleurs – ont échoué, au delà d’éphémères illusions.

Partout, l’engrenage a été à peu près le même : Irak, Syrie, Libye. A chaque fois l’élimination d’un « dictateur » s’est traduit par un chaos pire que la situation précédente. Aussi bien pour les populations concernées que pour les soi-disants intérêts occidentaux. L’élimination de Bachar El-Assad ne ferait pas exception.

Qu’avions-nous, comme raison ou comme intérêt, comme Français, à accueillir l’ayatollah Khomeini en 1976 ? Et à soutenir Saddam Hussein quatre ans plus tard ? A attaquer Kadhafi en en 2011 et à aider dans la foulée, les insurgés syriens ? On voit bien les intérêts mercantiles de l’occident de contrecarrer en 1990 l’annexion du Koweit, ex-province ottomane, par le dictateur irakien, mais on n’a jamais compris la folle et funeste lubie de George Bush trois ans plus tard… ( Ce fut l’honneur de la France, grâce à Jacques Chirac, de nous en tenir écartés.)

Ce sont ces quarante années d’histoire contemporaine qui nous ont mené là où nous sommes : à bombarder nuit et jour les réduits sunnites islamistes en Irak et en Syrie, avec pour conséquence, en retour, l’appel permanent au Djihad, qui trouve d’autant plus d’écoute chez nous que nous avons laissé s’installer dans toutes nos banlieues des réseaux dormants préparant leurs bombes ou affutant leurs couteaux aux frais de nos états-providence !

Telle est l’explication de la situation où nous nous trouvons. Elle est directement le fruit des erreurs accumulées par nos dirigeants. Qui se sont bien gardés, en cette matière, de nous consulter, sur aucun point et à aucun moment.

Pour toutes ces raisons, la guerre contre le terrorisme islamique sera peut-être gagnée un jour, mais, en attendant, la bataille a été perdue. En toute logique, les responsables devraient rendre des comptes…

Et maintenant, que faire ?

Là, les commentaires habituels se font plus pertinents : accroitre les moyens du renseignement et de la surveillance. Sans méconnaitre les inévitables conséquences sur nos libertés individuelles. D’autant que, jusqu’à présent, au nom de la lutte anti-terroriste, on en a souvent profité pour dénoncer toutes les opinions non-conformistes. Il y a peu, tout attentat islamiste était d’abord attribuée à une extrême droite imaginaire…

Mais ça ne suffira pas.

En politique étrangère, au plan diplomatique, une ligne beaucoup plus pragmatique, et donc à la fois indépendante et isolationniste, garantirait mieux notre intérêt national et la sécurité intérieure. Nous pouvons très bien nous dégager progressivement de nos interventions en Irak et en Syrie. Nous appuyer sur l’Egypte pour contribuer au retour de l’ordre en Libye…

Et, au plan intérieur, pour des raisons de sécurité intérieure évidentes, changer enfin de politique de l’immigration.

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