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Pétition adressée aux parlementaires français. LE DROIT DE MANIFESTER A DES LIMITES !

Mesdames et messieurs les députés et les sénateurs,

LE DROIT DE MANIFESTER A DES LIMITES !

Depuis trois mois, les Français, partout, subissent les désordres et les violences générées par les manifestations des Gilets Jaunes. 50 000 individus tiennent 67 millions de personnes en otages !

Le bilan, qui n’est que provisoire, est catastrophique : 

  • 11 morts, 2000 blessés (dont plus de la moitié parmi les forces de maintien de l’ordre), au plan humain ;
  • Des milliers de commerces saccagés, des centaines de millions de chiffre d’affaires perdus, des équipements publics à réparer ou à remplacer pour plusieurs centaines de millions d’euros, au plan économique ;
  • Des milliers d’entreprises en faillite et près de 100 000 salariés en chômage partiel ou total, au plan social ;
  • Une perte de compétitivité et d’attractivité pour la France, au plan général ;
  • La multiplication d’actes de haine, d’antisémitisme, et de violences sociales, au plan politique ou sociétal. 

Aujourd’hui, ça suffit !

Le gouvernement doit rétablir l’ordre, partout et par tous les moyens.

Au delà des causes réelles du mécontentement des citoyens trop longtemps méprisés des zones péri-urbaines délaissées, une des causes de cette situation se trouve dans une méconnaissance par le législateur des droits naturels des hommes et des citoyens.

Le droit de manifester existe en France, et c’est une bonne chose.

Mais nos Grands Ancêtres ont mis en tête de leur déclaration de 1789, après « la liberté », « la propriété » et « la sureté » (« la résistance à l’oppression », n’étant heureusement pas d’actualité aujourd’hui…). Art. 2.

« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ». Art 4.

« La Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société ». Art 5.

La liberté de manifester ne saurait donc l’emporter sur le droit de propriété ou sur le droit d’aller et de venir, qui lui sont même supérieurs.

Il est temps que le législateur ( le gouvernement et vous-mêmes, mesdames et messieurs de l’Assemblée Nationale et du Sénat), se ressaisissent et rétablissent concrètement la hiérarchie des droits, avant de rétablir l’ordre, réellement.

D’accord pour qu’une manifestation soit autorisée (après qu’elle ait été déclarée), sur telle ou telle avenue ou place publique, à Paris ou ailleurs. Mais sans que cela empêche toute circulation des véhicules ou des piétons.

D’accord pour que des parcours soient définis pour ces manifestations, avec les autorités préfectorales compétentes, à la condition que les organisateurs soient personnellement responsables de bon ordre et du calme de ces démonstrations. Toute manifestation doit être encadrée, par une section des manifestants eux-mêmes. A contrario, toute manifestation non déclarée doit être réprimée dans l’oeuf, et toute manifestation qui tolère en son sein des casseurs doit voir ses organisateurs poursuivis.

Il n’est pas normal, et c’est pour tout dire affligeant, de voir, dans tous nos centre-villes, aujourd’hui, les devantures des commerces de luxe et des établissements bancaires en particulier, recouverts de protection ou de palissades !

Il n’est pas normal, et pour tout dire insupportable, que des quartiers entiers soient laissés aux GJ et aux casseurs qui sont avec eux, que toute voiture laissée sur l’espace public court le risque d’être incendiée et les commerçants soient physiquement menacés.

La France n’a pas les moyens de mobiliser chaque week end les trois quarts de ses gendarmes et la moitiés de ses policiers.

Les citoyens que nous sommes sont aussi des contribuables. Ils savent – ils doivent savoir – qu’au final, comme toujours, ce sont eux qui paieront !

Nous, citoyens paisibles et contribuables actifs, demandons instamment aux pouvoirs publics et aux législateurs de faire face à leurs devoirs. Et de mettre des limites au juste droit de manifester.

C’est à dire d’appliquer l’article 4 de la Déclaration des Droits de 1789 : « l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi ». Et donc par vous…

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